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Le Misanthrope
ou l'Atrabilaire amoureux

DERNIÈRE LE 3 MAI


de Molière

mise en scène Michel Fau
assisté de Damien Lefèvre

avec
Julie Depardieu...............Célimène
Michel Fau..........................Alceste
Edith Scob..........................Arsinoé
Jean-Pierre Lorit...............Philinte
Jean-Paul Muel...................Oronte
Laure-Lucile Simon...........Eliante
Roland Menou.................Clitandre
Frédéric le Sacripan...........Acaste
Fabrice Cals.........................Dubois


décors Bernaud Fau
assisté de Emmanuel Charles
costumes David Belugou
lumières Joël Fabing
maquillage Pascale Fau
production Théâtre de l'Oeuvre et Théâtre Montansier Versailles


       

  • (Photos : © Marcel Hartmann)

Note du metteur en scène :

Molière a écrit une comédie de caractères dont le but était de divertir et d'instruire le public ; on sait que son interprétation du rôle d'Alceste était extravagante et outrancière, mais dès le 18ème siècle on a voulu rendre la pièce sérieuse et donner raison à Alceste; malgré Jacques Copeau qui en 1922 revient à une vision plus drôle, on a depuis souvent mis en scène un Misanthrope vertueux et une Célimène sentimentale, alors que Molière ne donne raison à personne, il ne fait que témoigner de l'ambiguïté fascinante de l'humain.

C'est parce que cette oeuvre est éternelle et intemporelle qu'elle n'a pas besoin d'une réactualisation réductrice ; il faut rêver le 17ème siècle, profiter du style baroque de l'oeuvre et exploiter l'alexandrin qui est le vers noble, pour mettre en lumière un monde décadent et raffiné, précieux et féroce; dans un espace transitoire, avouer que nous sommes au théâtre, car Molière nous raconte que le monde où nous vivons est illusion et que les codes de la société ne sont qu'artifices.

Célimène accepte ce jeu social car il la protège du monde; grâce au plaisir mondain elle appartient à tous et en fait à personne; en jouant avec l'amour elle ne se livre pas et en ne disant pas qui elle est, elle croit être libre.

Alceste refuse les rituels de cette vie sociale hypocrite; cet aristocrate qui appartient au monde qu'il condamne, hait les hommes par amour de lui-même et parce qu'il veut être digne d'être aimé; lui qui comme Saint-Augustin pense que le jeu théâtral corrompt, souffre tant qu'il finit par se donner en spectacle comme un tragédien emphatique et paranoïaque égaré dans une comédie de salon; janséniste amoureux, il bouscule l'égérie de ce monde corrompu: Célimène (qui est la femme qu'il aime) et lui offre de se retirer dans son "désert" (c'est-à-dire de ne plus exister).

Alceste et Célimène comme deux héros tragiques resteront fidèles à eux-mêmes et iront au bout de leur destruction.

Le génie de Molière rend ce cauchemar à la fois grotesque et effrayant.

Michel Fau


À propos de la Fondation Jacques Toja :

La Fondation Jacques Toja pour le Théâtre soutient la création du "Misanthrope" : Première fondation reconnue d'utilité publique, elle rassemble le mécénat des entreprises et des particuliers en faveur de la création théâtrale.

Retrouvez ses actions de soutien auprès des théâtres parisiens ainsi qu'en faveur de l'égalité des chances. Et, pourquoi pas, rejoignez son club de mécènes en bénéficiant de conditions fiscales favorables (IR, ISF...) : www.fondation-theatre.org

Molière
1622 : Jean-Baptiste Poquelin naît le 15 janvier à Paris, fils de Jean Poquelin et de Marie Cressé appartenant tous deux à des familles de marchands tapissiers

1632-33 : Mort de sa mère. Remariage de son père avec Catherine Fleurette, fille de marchand

1635 : Etudes secondaires au collège de Clermont chez les jésuites

1640 : Etudes de droit couronnées par le titre d’avocat

1643 Renonce à la charge paternelle de tapissier. L’Illustre Théâtre, une association avec Madeleine Béjart en particulier s’installe au Jeu de Paume des Métayers

1644 : Prend le pseudonyme de Molière et la direction de la troupe

1645 : Endetté, il est emprisonné quelques jours au Châtelet. C’en est fini de l’Illustre Théâtre

1646-52 : Molière rejoint la troupe de Ch. Du Fresne et parcourt la province

1653-55 : Il devient le véritable chef de troupe sous l’œil bienveillant du prince de Conti, gouverneur du Languedoc, qui la pensionne. À Lyon, Molière fait représenter sa première comédie, L’Étourdi

1656 : Création du Dépit amoureux à Béziers

1657 : La troupe séjourne à Lyon, puis à Dijon. Le prince de Conti, converti, retire son patronage à la troupe avant de devenir un adversaire acharné

1658 : Arrivée à Paris, la troupe se met sous la protection de Monsieur, frère du roi. Le roi accorde à Molière la salle du Petit-Bourbon, en alternance avec les Italiens

1659 : Première triomphale des Précieuses ridicules

1660 : Création de Sganarelle ou le Cocu imaginaire. La troupe obtient la salle du Palais-Royal

1661 : Débuts au Palais-Royal avec Dom Garcie de Navarre, un échec compensé par le succès de L’École des maris puis, sur une commande de Fouquet, Les Fâcheux à Vaux-le-Vicomte

1662 : Mariage avec Armande Béjart. Premier séjour de la troupe à la cour. L’École des femmes

1663 : Première de La Critique de L’École des femmes. Une pension de 1000 livres est accordée à Molière. Il publie son Remerciement au Roi. Première de L’Impromptu de Versailles

1664 : Naissance de Louis, premier enfant de Molière qui ne survivra que dix mois. Première représentation du Mariage forcé au Louvre. Début de l’affaire du Tartuffe : la confrérie du Saint-Sacrement cherche déjà à faire interdire la pièce avant même son achèvement

1665 : Création de Dom Juan ou le festin de pierre. Le roi lui accorde une pension de 6000 livres ainsi que le titre de "Troupe du Roi" . Naissance de son second enfant, Esprit Madeleine. Création de L’Amour Médecin à Versailles

1666 : Molière tombe gravement malade. Création du Misanthrope le 4 juin au Palais-Royal, accueil mitigé (34 représentations). Succès du Médecin malgré lui

1668 : Première et succès d’Amphitryon. A Versailles, George Dandin connaît un accueil médiocre. Echec, au Palais-Royal, de L’Avare

1669 : Représentation du Tartuffe dans sa version définitive. Mort du père de Molière. Création de Monsieur de Pourceaugnac à Chambord

1670 : Première du Bourgeois gentilhomme à Chambord

1671 : Première de Psyché aux Tuileries devant le roi, puis des Fourberies de Scapin. Création de La Comtesse d’Escarbagnas à Saint-Germain

1672 : Mort de Madeleine Béjart. Première des Femmes savantes au Palais-Royal avec grand succès. Naissance de Pierre-Jean-Baptiste-Armand Poquelin, son troisième enfant, qui vivra à peine un mois

1673 : Première du Malade imaginaire au Palais-Royal. Lors de la 4e représentation, Molière, pris de convulsions, meurt dans la nuit du 17 février. Son corps sera inhumé dans le cimetière Saint-Joseph qui dépend de Saint-Eustache

1680 : Par ordre du roi, la troupe fusionne avec celle de l’Hôtel de Bourgogne ; c’est la Comédie Française, « La Maison de Molière ».

Michel Fau incarne un Alceste bouleversant et dirige avec intelligence Julie Depardieu et ses camarades. Très beaux, le décor et les costumes contrastent avec une vision sombre de l’œuvre de Molière.
C’est superbe et impressionnant.
Ici, c’est la langue, la lettre même de Molière qui régit les mouvements et les âmes. Il y a bien longtemps que l’on avait si bien entendu la comédie, donnée sur un ton vif et tragique.
Chaque mot, chaque silence font mouche...
Une incarnation exceptionnelle inscrite au cœur d’une mise en scène scrupuleuse où chacun donne le meilleur...
Un grand spectacle qui traduit un travail profond de chacun et n’étouffe jamais le rire. C’est Molière dans sa complexité, sa modernité et ses personnages, dans leur vertigineuse ambivalence. - Le Figaro


Le metteur en scène orchestre un bal de poupées mécaniques-robots, qui titubent sur la crête d’un monde précieux, ridicule et méchant. Sans jamais trahir le texte. On entend tout de l’âpre comédie de 1666, jusqu’aux scènes souvent négligées.
Michel Fau est un Alceste "alcestissime", démesuré, aussi hilarant que tragique...
Célimène est incarnée avec finesse par Julie Depardieu : gracieuse, touchante mais jamais sentimentale...
Ce "Misanthrope" baroque et décalé aux allures de songe noir et or nous a plongé dans une transe (inter)sidérale. Ce diable de Fau a l’art de nous faire perdre tous nos repères avec son théâtre de l’excès. - Les Échos


On n’a jamais vu pareil Alceste, aussi tragique et dérangeant... Un délicieux cauchemar... - Le Canard Enchaîné


Les alexandrins de Molière sont ici des flèches remarquablement affûtées. Fau ne fait pas l’erreur de vouloir transformer la comédie de Molière en tragédie. Mais il tente - et il y parvient - à en éclairer la face sombre. Son atrabilaire amoureux est pathétique et sensible. - Figaroscope


Michel Fau magnifie Molière. Il signe une mise en scène baroque, extravagante et tout simplement réjouissante. Direct Matin


Un éblouissant Misanthrope : un spectacle magnifique dans son ordonnancement et une vision percutante de l’œuvre et du personnage... Si la pièce est chef-d’œuvre absolu, c’est par son double effet comique et tragique, c’est ce qu’a magistralement réussi Fau. Il nous fait comprendre ce que veut dire exactement Molière... Un étonnant et admirable spectacle. Le Figaro Magazine


Ils font exploser l’applaudimètre. Bouder son plaisir serait une faute de goût. L'Express


Un Molière grinçant, drôle, où l’alexandrin sonne comme du cristal, quel bonheur ! Le Nouvel Observateur

Télécharger le dossier de presse

Horaires :
> 20h30 du mardi au samedi
> le samedi à 17h

Prix des places :
> 44€ - 32€ - 17€
> 10€ pour les moins de 26 ans (1h avant le spectacle selon les disponibilités)